Toute communication profondément Humaine étant à base d’Hypnose, on peut considérer que l’Hypnose est aussi ancienne que le fait de communiquer.

1529 Paracelse, médecin et alchimiste Suisse, livre les premières données scientifiques  sur  le  «Magnétisme  Animal», tel que l'appellera plus tard Mesmer.

1766 Franz Anton Mesmer, médecin Allemand, inspiré par Paracelse, développe le «Magnétisme Animal». Mesmer pense alors qu’à la manière du magnétisme minéral (aimants), il pourrait extirper les maladies du corps de la personne. Il positionne donc des aimants sur le corps de ses patients et provoque ainsi des sortes de crises qui amènent la guérison. Il en conclut à l’existence d’un fluide qui aurait la propriété de revitaliser les personnes. Le magnétiseur récolterait ce fluide qu’il redistribuerait. Les pratiques de Mesmer attirent les foules, mais ses agissements provoquent tant de scandales et de controverses, que le roi Louis XVI décide de nommer une commission d’enquête pour analyser scientifiquement ce phénomène. Sur la base de cette étude, l’Hypnose est alors interdite.

1784 Chastenet de Puységur, disciple de Mesmer, découvre la transe somnambulique en magnétisant un berger. L’Abbé de Faria, moine portugais, célèbre pour son apparition dans le Comte de Monte-Cristo, donne ses démonstrations dans tout Paris et pose les premiers fondements de ce qui deviendra «l’École de Nancy», en insistant sur la prépondérance de la suggestion. Ainsi né le «sommeil lucide», qui deviendra l'Hypnose.

1824Quarante ans plus tard, Deleuze codifie la pratique du magnétisme de Mesmer et le propulse au premier rang des thérapies de l’époque. Partout en Europe, dans les cours royales et impériales, on soigne par Mesmérisme.

1841 James Braid, chirurgien Ecossais, découvre les techniques du Magnétisme Animal au cours d'une  démonstration du magnétiseur Français Lafontaine. Il posera alors les bases scientifiques de ce qu’il nommera : «Hypnose», en 1843. L’Hypnose est née, et James Braid crée alors la notion de monoïdéisme : selon lui, la transe hypnotique survient lorsque le patient est concentré sur une seule et unique idée. A la même période : John Elliotson, professeur de Chirurgie et inventeur du stéthoscope, introduit l’utilisation de l’Hypnose en hôpital, dans le cadre des anesthésies.Pendant ce temps, aux États-Unis se créée la «Société du Magnétisme».

1866 Ambroise-Auguste Liébault, médecin de campagne et Hypnothérapeute, convainc le professeur Hippolyte Bernheim de l’importance de l’Hypnose et en particulier de la suggestion verbale. C’est le début de l’École de Nancy.

1878 Jean-Martin Charcot, Neurologue, ayant découvert l'Hypnose lors d'un spectacle, fonde l’École de la  Salpêtrière

1885 Sigmund Freud, âgé de 29 ans, effectue un stage à la Salpêtrière pendant quatre mois, auprès de Charcot. Il se convainc lui aussi de la réalité de l’Hypnose lors d'un spectacle, et fonde sa compréhension, révolutionnaire pour l'époque, des processus psychiques (notion d'Inconscient). Il achèvera sa formation en Hypnose à Nancy avec  Bernheim, en 1889, mais ne maîtrisera jamais vraiment les techniques hypnotiques, qu’il abandonnera (à l’époque trop autoritaires, et ne correspondant plus à ses recherches).

1891 En Russie, Tokarski, connu pour ses travaux sur la mémoire, inaugure le premier «Cours d’Hypnose et de Psychologie physiologique» à l’université de Moscou. Un peu plus tard, Ivan Petrovitch Pavlov, à travers son étude du système nerveux supérieur, élabore sa théorie de l’Hypnose. En France, le professeur Bernheim donne naissance au terme «Psychothérapie», qui désigne sa méthode basée sur  la suggestion hypnotique.

1900 En France, Émile Coué, pharmacien Nancéen, après avoir appris les techniques de l’Hypnose auprès de Liébault, répand sa célèbre «Méthode Coué» dans le monde entier.

1919L’Hypnose est passée de «mode». En France, Pierre Janet poursuit seul ses travaux, et découvre le phénomène de la régression. A la même période, Bykov, élève de Pavlov, jette les bases de la médecine psychosomatique et démontre que toute une série d’affections (comme l’ulcère à l’estomac, l’hypertension artérielle, l’asthme…) peuvent avoir des causes psychiques.

1957 En Russie, Platonov analyse l’importance considérable des mots chez les sujets en état hypnotique, comme en état ordinaire de conscience. Une expérience montre notamment qu’il est possible d’accélérer la coagulation du sang et la cicatrisation d’une plaie ouverte, chez un sujet en transe hypnotique, au son d’un métronome. Ensuite, le seul son du métronome - en état ordinaire de conscience - suffit à faire coaguler le sang. Plus tard, on constate que le mot «métronome» produit le même effet ! Le cerveau humain est donc capable de se servir d’abstraction pour modifier son équilibre. Avec Velvoski et Nikolaïev, Platonov met aussi au point la méthode d’accouchement dite «psychoprophylactique» (sans douleur). Et pendant ce temps, Schultz élabore en Allemagne son fameux «Training Autogène».
Aux États-Unis, les travaux de Milton Hyland Erickson, psychiatre américain né en 1901, bouleversent les conceptions de l’Hypnose et de la Thérapie en général. Bateson, Watzlawick, Weakland et Haley, membres de la fameuse École de Palo Alto, le considèrent comme le «père de la Communication moderne».
L’Hypnose Ericksonienne est née (1937) et va grandir grâce aux élèves d’Erickson, tels que Jay Haley, Jeffrey Zeig ou Ernest Lawrence Rossi.
La pratique de Milton Erickson sera également aux origines de la Programmation Neuro-Linguistique (PNL) de Richard Bandler et John Grinder, dans le milieu des années 1970.

1979 Daniel Araoz, Sexologue et Hypnothérapeute, baptise cette forme de travail hypnotique : «Nouvelle Hypnose».A la même époque, des gens comme les docteurs Malarewicz et Godin, et Alain Cayrol, avec l’appui de Jeffrey Zeig, Richard Bandler et John Grinder, importent cette « Nouvelle Hypnose » en France.